Il y a deux mois, j’ai eu l’idée de tester une méthode particulière pour améliorer la permanence de l’opacité de la bière. Au pif, un peu comme Edison, mais là comparaison s’arrête là: ce pète-cul grandiveux n’a qu’inventé le phonographe, le cinéma et mis l’électricité sous câble.
La dernière fois que j’ai vu quelqu’un secouer une bouteille avant de la servir pour pouvoir s’exclamer « kijk! Regarde comme elle est trouble », je me suis pété une cote avec une telle force que j’en ai été handicapé durant deux semaines.
D’emblée, ce qui suit à un impact sur le
Profil du produit. Après deux mois, l’oxydation est déjà à l’œuvre. Mais peut-être que si un produit consommé rapidement...
La méthode est simple: favoriser l’oxygénation au fire off. Ne voulant pas tenter sur une quantité significative, j’ai fait un boil classique dans une casserole de 5l. Quantité de houblons significative: 10g/l, boil de 40 min (avec ces quantités, l’évaporation est mega importante) - mais peut-être que ce paramètre joue aussi, je vous l’accorde.
En fin de boil, remplissage des bouteilles avec entonnoir. Aération garantie. Refroidissement et pitching.
Après 2 mois, couleur « mud » inchangée.
Alors, est-ce que ça a le moindre intérêt gustatif? A priori, non. Mais je dois le refaire avec une recette sensée et boire jeune. Avec des mais un peu différents, un rouge opaque, çà pourrait faire du sens.
