Je débute l'exercice avec quelques commentaires sur ceux que j'ai le plus éprouvés en deux ans et demi de brassam, beaucoup de classiques évidemment :
- Cascade : floral/agrumes, un grand classique mais une valeur sûre de mon côté, tout particulièrement en combinaison avec d'autres houblons pour créer des "nouveaux" bouquets.
- Centennial : décrit comme étant le "super Cascade", j'en ai acheté 1kg il y a un an pour voir ce qu'il avait réellement dans le ventre après 1 ou 2 premières expériences mitigées. Et ben je confirme : voici un houblon que j'apprécie vraiment peu. Et pourtant j'ai essayé de lui trouver des qualités par tous les biais possibles : en amérisant, en aromatique, au boil, en late boil, au whirlpool, en dry-hop, en single-hop, en combinaison, sur des bières plus ou moins maltées... Rien n'y fait, je lui trouve vraiment pas grand chose d'intéressant, au contraire. Je l'ai aussi pas mal traqué sur des bières pros (Founders, To Ol, Mikkeller, Cloudwater, Brewski, etc.) et même constat. Je pense plus en utiliser beaucoup à l'avenir...
- Citra : inutile de le présenter. Le houblon qui m'a servi de porte d'entrée en tant que consommateur. J'en ai été très fan avant même de brasser. Cependant, je trouve que la variété évolue mal ces dernières années : moins de punch, bouquet moins complexe que je trouve très axé sur la mangue et la pêche, et surtout laisse peu de place aux autres houblons pour s'exprimer lorsque combiné.
- Chinook : j'ai essayé à plusieurs de l'uitliser en combinaison pour apporter un côté "piney" que j'adore dans les West Coast IPA, mais jamais avec le résultat escompté. Je le trouve trop discret, faudrait peut-être que je le surdose un peu. Ou que je lui trouve un substitut...
- Equinox/Ekuanot : un sacré bouquet, à fond sur les fruits tropicaux mais avec des touches résineuses et d'agrumes. A sous-doser en combinaison, il peut vite prendre beaucoup de place. Je compte affiner ma recette de NEIPA en le testant dans différentes combinaisons.
- Magnum : valeur ultra sûre en amérisant, pas grand chose d'autres à dire.
- Mosaic : un autre grand classique mais découvert sur le tard de mon côté, je ne l'utilise que depuis 1 an. Une sacrée claque : issu d'un croisement entre du Simcoe et du Nugget et décrit comme du "Citra on steroids", je ne lui trouve que des qualités et pour le coup le punch que n'a plus le Citra à mon sens. Super idée de prendre l'amertume du Nugget (que j'apprécie beaucoup de base), il apporte des choses très intéressantes au boil (et évidemment aussi au whirlpool et dry-hop), quoiqu'en pensent certains qui diront que c'est du gâchis. Un peu trop utilisé du coup ces derniers mois par ici, faut que je le laisse de côté un temps pour mieux y revenir
- Nugget : vraiment fan de ce houblon amérisant. C'est devenu mon "go-to hop" pour les bières houblonnées (APA, IPA, BIPA, DIPA, ...). Jusqu'ici je reste sur du Magnum pour beaucoup de styles moins axés sur le houblon, mais faudrait que j'essaye le Nugget pour plus de choses.
- Saaz : valeur ultra sûre en aromatique pour pleins de styles où on doit lassier place aux céréales et/ou levures pour s'exprimer.
- Sorachi Ace : je l'ai pas mal utilisé en 2017 et 2018 et je m'en suis un peu lassé depuis mais pour moi un houblon extra pour APA ou Weizen, avec un bouquet citron/agrumes et des touches subtiles de noix de coco qui sont très typées mais jamais en saturation. Ce côté noix de coco, je le trouve pas super compatible quand les choses sont plus maltées et j'évite de l'utiliser pour des IPA ou DIPA où le grain bill doit prendre plus de place.
- Testés uniquement en vieux houblons (donc pas vraiment d'avis pertinent je pense) : Bravo, Glacier.
- En vrac, d'autres houblons testés mais pas suffisamment que pour avoir un vrai avis : Challenger, CTZ, Amarillo, Simcoe, Willamette, Hallertau, Hallertauer Mittelfruh, Spalt Select, Summit, Fuggle, Mistral, Styrian Goldings, El Dorado, Tettnanger, Target, Huell Melon, Mandarina Bavaria, ...
- En vrac, des houblons que j'aimerais tester : Galaxy (jamais pu encore mettre la main dessus, toujours et partout en rupture